mais reste toujours aussi populaire que Windows 8.1, macOS ou les distributions Linux
C’est le 25 octobre 2001 que Microsoft a lancé officiellement son système d’exploitation de bureau Windows XP. Ce dernier avait la lourde tâche de succéder à Windows 2000 et Windows 98. Ce mercredi, Windows XP soufflait sur sa 16e bougie. Mais en dépit de sa forte vulnérabilité aux attaques informatiques et de son âge avancé, cet OS de la firme de Redmond semble toujours garder la cote auprès d’un nombre non négligeable d’utilisateurs.

À ce propos, les données fournies par une étude de « Net Market Share » datant du mois d’aout 2017 ont permis de se rendre compte que Windows XP détenait encore jusqu’à 6,07 % des parts du marché des OS de bureau. Cette étude montrait également que Windows 7 domine toujours largement ce marché deux ans après la sortie de Windows 10. Une nouvelle enquête réalisée un mois plus tard par le même site d’analyse montre un léger repli de ce nombre d’utilisateurs puisque Windows XP ne posséderait plus que 5,69 % des parts du marché des OS de bureau.

Ces chiffres peuvent paraitre insignifiants, mais il est important de garder à l’esprit que des systèmes d’exploitation comme Windows 8.1, macOS X 10.12 ou ceux basés sur Linux, malgré leur caractère plus récent, n’arrivent pas à faire mieux que XP. À titre d’exemple, Windows 8.1 lancé il y a tout juste 4 ans (en 2013) ne tournerait actuellement que sur 5,89 % des PC. Le même constat peut être fait avec macOS X 10.12, les distributions Linux ou Windows Vista qui ne détiendraient respectivement plus que 3,84 %, 3,04 % et 0,43 % des parts du marché des OS de bureau. L’illustration suivante fournie par « Net Market Share » présente la répartition des parts de différents OS sur le marché des systèmes d’exploitation de bureau en septembre 2017.

Microsoft a prolongé la durée de vie de Windows XP bien au-delà de ses prévisions initiales, mais la dernière mise à jour majeure que la firme de Redmond a publiée pour cet OS remonte déjà à mai 2008 (le Service Pack 3). En outre, l’éditeur des OS Windows a définitivement mis un terme au support étendu de son OS Windows XP depuis avril 2014. Dès lors, il n’est plus possible pour les utilisateurs de XP de bénéficier de mises à jour, quelle que soit la nature des nouveaux problèmes rencontrés avec ce système d’exploitation.

Paradoxalement, de nombreuses entreprises ainsi que des particuliers utilisent toujours Windows XP, et ce, pour de multiples raisons. Certains, par exemple, exploitent encore des logiciels personnalisés non compatibles avec les versions ultérieures de Windows. D’autres, estimant que la mise à niveau serait trop complexe et/ou coûteuse, évitent d’adopter les versions plus récentes du système d’exploitation de Microsoft. Parfois, c’est tout simplement parce que les ordinateurs sont trop vieux pour tourner sous quoi que ce soit d’autre, que XP tourne toujours dessus. Sans parler de ceux qui ne trouvent en général pas de justifications valables au remplacement de leur OS XP.

Certes, des alternatives viables existent avec les distributions Linux notamment. Cependant, il ne faudrait pas oublier qu’une personne qui n’est pas à l’aise avec une version plus récente de Windows ne voudra probablement pas se battre avec un environnement exploitant un système d’exploitation basé sur Linux où « trop de choix tue le choix ». Il peut, en effet, s’avérer difficile de trouver la distribution Linux qui convient le mieux à tel ou tel utilisateur à cause du nombre important de déclinaisons proposées (Arch, Ubuntu, Debian, Mint, Fedora…). Certains utilisateurs opteraient pour un OS Windows simplement parce que c’est plus facile de s’y retrouver.

Microsoft a récemment publié un correctif d’urgence pour Windows XP suite à la recrudescence des attaques informatiques d’envergure exploitant des ransomwares observée depuis le début de l’année. Toutefois, le caractère exceptionnel de cette démarche ne doit pas faire oublier aux utilisateurs que Microsoft ne prend plus en charge Windows XP. De ce fait, tous les bogues et failles de sécurité en suspens ne seront jamais résolus. La firme de Redmond conseille d’ailleurs aux utilisateurs des versions antérieures de son OS de bureau de mettre à jour leur système d’exploitation vers Windows 10, la déclinaison la plus récente proposée par la société technologique américaine.

 

 

 

 

Source : developpez.com